Workshop de sensibilisation et de visibilité sur le calcul intensif

Sidi Bel Abbès, les 29-30 Novembre 2014


 


 

 République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Industrie et des Mines وزارة الصناعة و المناجـم

Direction Générale المديرية العامة

للتنافسية الصناعية de la Compétitivité Industrielle

Allocution prononcée par

Monsieur Mohammed HANNACHE,
Chef de Division de l’Innovation / DCGI
Ministère de l’Industrie et des Mines

à l’occasion de à l’occasion de l’ouverture du

Workshop sur
Le calcul intensif au service du développement

Organisé les 29-30 novembre et 1er décembre 2014
à l’Université de Sidi Bel Abbès

Sidi Bel Abbès
29 novembre 2014

  • Monsieur le Secrétaire Général de la wilaya de Sidi-Bel-Abbès,

  • Monsieur le Recteur de l’Université de Sidi Bel Abbès,

  • Monsieur le Directeur du Développement Technologique et de l’Innovation,

  • Madame la Directrice des Relations Internationales de l’INRIA,

  • Monsieur le Directeur des Relations Institutionnelles et Grands Projets de la société Bull

  • Messieurs les recteurs et chefs d’établissements de la recherche de la région Ouest,

  • Mesdames et Messieurs les responsables d’entreprises,

  • Mesdames et Messieurs

 

C’est un plaisir pour moi d’être présent parmi vous à ce rendez-vous de Sidi-Bel-Abbès. C’est aussi un grand honneur pour moi de représenter le Ministère de l’Industrie et des Mines à cette importante rencontre consacrée au calcul intensif et à son impact sur le développement.

Et c’est pourquoi je tiens tout d’abord, au nom de Monsieur le Ministre de l’Industrie et des Mines, à remercier les initiateurs ainsi que les organisateurs de cette manifestation placée sous le haut patronage de Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Mes remerciements s’adressent également à nos amis français, venus spécialement de France pour prendre part à ce Workshop et à qui je souhaite la bienvenue et un agréable séjour en Algérie.

Je tiens aussi à remercier l’ensemble des participants, notamment ceux venus des régions éloignées de Sidi-Bel-Abbès, qui ont bien voulu se mobiliser avec nous durant ces journées que nous allons passer ensemble.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de rappeler que cet événement s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre l’Algérie et la France et qu’il se situe dans le prolongement des travaux du Comité Intergouvernemental algéro-français de Haut Niveau, comité dont la première session s’est tenue il y a un peu moins d’un an, sous la coprésidence des Premiers ministres des deux pays.

Parmi les nombreux accords signés par les deux parties figure celui portant sur le renforcement des capacités de calcul à haute performance.

Cet accord a été conjointement signé par les parties algérienne et française, la partie algérienne représentée par deux ministères : le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Ministère de l’Industrie ; et la partie française représentée par l’INRIA et la société Bull.

La présence aujourd’hui des représentants des parties prenantes à cet accord est une excellente opportunité pour échanger les points de vue quant à la démarche à entreprendre pour le déploiement en Algérie d’une infrastructure matérielle et logicielle nationale en calcul intensif, une infrastructure dont la mise en place constituera, nous en sommes convaincus, un puissant support pour le développement technologique et la promotion de l’innovation.

 

 

Le Ministère de l’Industrie et des Mines ne peut évidemment qu’adhérer à cette initiative dans la mesure où l’une des missions qui lui sont confiées est d’aider les acteurs de l’industrie à s’approprier la technologie et à faire de l’innovation industrielle leur fer de lance.

Le secteur de l’Industrie accorde en effet une haute priorité à l’innovation, celle-ci étant désormais unanimement considérée comme l’un des éléments clés de la stratégie et des politiques des firmes et même des États.

Permettez-moi d’insister ici sur cette réalité que tout le monde reconnaît et partage aujourd’hui, à savoir que les avantages comparés des nations et des entreprises, notamment industrielles, ne se limitent plus aux avantages constitués par les ressources naturelles ou la main-d’œuvre, mais sont de plus en plus portés par l’innovation.

L’innovation est en effet de plus en plus considérée comme l’un des éléments clé de différenciation des activités et comme facteur déterminant dans la compétitivité des entreprises, puisque c’est par elle que passe désormais la création de nouveaux produits, de nouveaux besoins et donc de nouveaux marchés nécessaires au développement et à la croissance des entreprises.

Mais si tout le monde admet que l’innovation et le développement technologique jouent un rôle décisif dans le développement et la croissance des entreprises et des nations, ce qui semble encore moins perçu et admis, me semble-t-il, c’est que la maîtrise de l’innovation est elle-même de plus en plus dépendante de la maîtrise des technologies de l’information et de la communication (TIC).

C’est pourquoi il est aujourd’hui impératif, aussi bien pour les chercheurs que pour les industriels, de recourir massivement aux TIC – et plus encore aux possibilités offertes par le calcul intensif – pour élargir les limites de leurs connaissances ou pour développer leurs produits innovants.

Ce recours massif aux TIC – et donc au calcul intensif - sera d’autant plus salutaire aux chercheurs et aux industriels qu’il leur permettra, à terme, de réduire les coûts de leurs dépenses ou de leurs investissements tout en augmentant la fiabilité de leurs approches.

Mesdames et Messieurs,

Le Ministère de l’Industrie et des Mines ne peut donc que partager l’intérêt manifesté pour la rencontre qui nous réunit aujourd’hui, dans la mesure où le calcul intensif peut s’avérer un puissant et précieux support à la promotion de l’innovation industrielle, celle-ci constituant, précisément, l’un des axes majeurs de la nouvelle stratégie industrielle amorcée par l’Algérie.

D’ailleurs, l’importance que nous accordons à la question de l’innovation a conduit le Ministère de l’industrie à procéder à une évaluation de l’innovation dans l’entreprise industrielle algérienne.

Très brièvement résumée, cette évaluation permet de caractériser globalement quatre grandes catégories d’entreprises par rapport à leur pratique de l’innovation : les entreprises publiques, les entreprises nationales privées de grande taille, les PME, et enfin les entreprises étrangères.

  • Les entreprises publiques : manifestent généralementune certaine frilosité vis-à-vis de l’innovation et une incompréhension de son périmètre, à l’exception de certaines grandes entreprises très tôt exposées à la concurrence internationale (ENIE, ENIEM, SAIDAL, ex SIDER…).

  • Les entreprises nationales privées de grande taille : sont en nombre limité mais subissent les mêmes contraintes de la concurrence internationale ; elles ont souvent recours aux bureaux d’études étrangers pour leurs projets d’innovation.

  • Les PME: leur nombre croît d’une manière assez importante, surtout si on y inclut les TPE (Très Petites Entreprises, qui représentent 96% des créations en 2012) ; mais elles se caractérisent par une faible capacité et peu de sensibilité à l’innovation et à la culture du changement technique.

  • Les entreprises étrangères: elles manifestent un niveau de dynamisme non négligeable en matière d’innovations incrémentales et d’introduction de nouveaux produits.

 

 


Mesdames et Messieurs,

Le secteur de l’Industrie et celui de la Recherche sont plus que jamais conscients du rôle central qu’ils sont appelés à jouer dans la relance et la transformation de l’économie algérienne, pour en faire une économie efficiente, performante, diversifiée et exportatrice.

Et afin d’atteindre ces objectifs, l’Algérie a résolument opté pour une politique fondée sur la promotion de la connaissance et de l’innovation et sur la maîtrise de la technologie.

Nous savons que la mise en œuvre et la réussite de cette politique sont à notre portée, car notre pays recèle de capacités humaines, naturelles, matérielles et financières qui, judicieusement combinées, constituent un gisement de richesses et un important potentiel de productivité.

Et pour que ce potentiel puisse être mieux exploité, nous devons nous atteler, entre autres actions prioritaires, à densifier les relations entre le monde économique et celui de la recherche.

Les deux journées que nous allons passer ensemble nous en offrent l’opportunité.

Je vous remercie pour votre attention.

Sidi-Bel-Abbès, le 29.novembre 2014

 


 

 

 

 

 

 

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